Les dirigeants européens accouchent d’une souris
A l’issu du sommet du G20, les chefs d’États des 20 pays les plus industrialisés se sont séparés sur un constat d’échec. Ils ont voulu donner l’impression d’une unité retrouvée mais il ne fait aucun doute que les problèmes financiers, économiques et de dettes des États ne sont en aucun cas réglés.
Le problème Grec subsiste, la situation de l’Italie inquiète et des pays comme le Portugal ou encore l’Espagne nourrissent quelques inquiétudes parfaitement fondées.
Alors qu’il était encore question hier que les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) nous viennent en aide en abondant le nouveau fond de réserve européen, ces derniers, pour des raisons de solvabilité et de confiance ont préféré apporter leur future contribution au FMI. Prouvant si il en était encore nécessaire que le vieux continent est bien malade de sa dette.
Les américains veulent nous donner des leçons de bonne conduite en matière budgétaire et financière. Ils feraient bien de faire profil bas et de résoudre leur propre problème de dette souveraine et de soigner leur économie vacillante. Ils ne sont plus les maitres du monde et l’hégémonie de la Chine ne fait plus aucun doute.
Comme le disait si bien Nicolas Sarkozy lors d’une de ses dernières interventions télévisée, et comme le répète à loisir l’ensemble de la classe politique en mal de se faire élire, la France vit au dessus de ses moyens et dépense plus qu’elle ne fait de recettes ; et ceci depuis plusieurs décennies. Comment peut on nous faire croire que nous résorberons notre dette dans ces conditions. Nos recettes ne couvrirons bientôt plus les seuls intérêts de notre dette.
On n’ose même pas imaginer les conséquences de la perte de notre AAA. L’augmentation des taux du service de la dette serait telle que notre économie ne s’en relèverait pas et quid de l’Europe qui s’enfoncerait encore plus dans la crise. Qu’adviendrait t-il de l’euro ???
Il ne faut pas sombrer dans un pessimisme stérile. Gageons que les peuples européens sauront, avec l’appui de leurs partenaires internationaux, surmonter cette crise majeure et qu’ils en ressortiront renforcés et vivront durablement en paix et dans une relative prospérité.
Il faut valoriser le travail et faire en sorte que chaque citoyen du monde puisse disposer d’un toit et de la nourriture nécessaire à sa subsistance. Un peuple sans toit et sans moyen de subsistance est un peuple en proie à la Révolution.
Nos gouvernants ne doivent pas mépriser leurs concitoyens. L’information circule à toute vitesse et leur écoute “seule” ne suffit plus ; il faut aujourd’hui prendre les mesures qui s’imposent afin de ne pas transmettre aux générations futures un monde en ruine et enclin au chaos.
Nous sommes à priori 7 milliards sur notre globe, quel défi pour l’humanité… que de marchés à conquérir. La mondialisation sera solidaire ou ne sera pas.
